Moi j'dis... effroyable teasing.
Z' ont mis le paquet dans la bande d'annonce de la 5ème saison de Lost, non ?
(Mouais).
Décrire ce blog serait un poil prétentieux... je vais peut-être le faire finalement. Mais un autre jour.
Z' ont mis le paquet dans la bande d'annonce de la 5ème saison de Lost, non ?
(Mouais).
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rien ne vaut une bonne petite grippe pour éradiquer la crise. Fallait y penser.
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Libellés : Cour de récré
Faire le tour d’un point dans l’espace. Trouver le moment où l’objet s’anime dedans le cercle.
Alors que tout s’efface. Des petits points rouges, de minuscules petits points rouges me constellent la peau. Je me pixellise. Je me recouvre. Petit à petit des micromillimètre de peau se détruisent, disparaissent pour devenir autre chose, une mue. Petit à petit guetter le moment où mon esprit apprivoise l’intérieur de cette nouvelle surface. Vivement qu’il s’anime.
Organiser l’espace autour des points, voilà le défi.
Il y a toujours de nouveaux points. Devenir plus vieille d’un point, d’une grosse virgule même, et rajouter de la matière aux souvenirs. Une matière sans cesse plus nostalgique, parce qu’on n’arrêtera pas le temps même dans la bulle des vieux amis, parce que les vieux amis ont moins le temps, parce qu’on ne retrouvera pas nos peaux jeunes et sans pixel. Et je ne parle pas nos rides.
Non, je n’aurais pas ramener le soleil et j’aime assez regarder le spleen dans les yeux de mon chat. A moins que ce ne soit la pluie qui balaie. Pendant notre absence il s’est langui, à notre retour on l’a trouvé grossi – il nous attendait, circumambulait entre sa gamelle et son panier, sa litière et sa gamelle – on l’a trouvé un poil colère aussi à notre égard. Il avait changé, c’est fou. Tout avait changé en fait. A la limite du moins bien. Loft bof, temps moche, gens couverts et humides, les rires aux oubliettes. On ramène des souvenirs qui se collent à des strates plus anciennes, on se prend à regarder les horaires des trains, et à vouloir embarquer plus souvent, diminuer l’épaisseur, et des strates et du spleen, et à imaginer se laisser enfermer dans la bulle des vieux amis pour que l’on vieillisse tous ensemble. Surtout, moins chacun de nos côtés.
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Je m'éclaircis donc la voix, hum hum, et je pose mon piou piou de tarte à la nana. J'ai tout mangé les tiens, j'ai déjà faim, j'irai me ravitailler par ici demain, ça sentait bon la table mise et prête à se démettre, hum hum tout renversé, tout le vingt du mois par dessus tête et la sauce six sons en rondelles roulant sur la mousse. Voilà pour le plat du jour passé, à demain pour d'autres avenirs. Je t'embrasse et il fait encore tiède, je vais faire un dernier tour pour le souvenir qui rode, le verre à la main, et c'était une bien belle journée, j'ai mes pensées pour toi en gorgées déliées dans mon rhum ambrée. Nous les avons bues hum hum sur le capot rouge pompier, au nez et à la barbe à piaf, sous le soleil grésillant et les sifflements. Cambrure décambrée, panier rangé et table en osier pliée. Tout était bien, mercis suaves sur lit de pâte sablée déposés et à chercher ici sous le même châtaigner.
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Libellés : Extérieur jour
Les lianes d'un azur
au secrètes fenêtres
partagent leurs racines
et lézardent leurs murs
….
Mon rhume plein de germes arrive à son terme, le reste de la journée, s'est terminée en crise temporelle : bourrage de temps dans la machine à travail.
Et tes mains amies ou mes mains sur ta peau constituent la limite qui fait que je ne suis pas complètement raccord avec mes principes d'exclusivité. Ces limites ne disent cependant pas que je trouve cela agréable, alors....
Chaque mot nous appartient, chaque sens, nous les offrons à qui veut bien les entendre, et quand on les accepte, la réaction qu'ils suscitent forcément ne nous appartient plus, mais nous pouvons quand même continuer et essayer. Arriver au plus juste de ce que nous pouvons faire passer.
Je te laisse un peu de mots, d'émo ?
Je travaille comme une folle sur des tissages de pixel. Je détoure, truque, masque des lignes laides rajoute pixel par pixel des couleurs.
Pouah ! des bestioles à rafistoler, des poils à éliminer ou bien à rajouter, du scintillement sur lesquels mes yeux explosent presque. Les deux sont à la limite de la crampe souvent, et je suis en quasi apnée. Très physique, alors que mon esprit erre... ça doit se voir que je cherche les mots tellement ils sont tout ratatinés dans mon labyrinthe en bouillie d'avoine. Avoir l'acrobatie buccale facile dans ces moments, mais chut belle amie j’ai reçu tes baisers volants et je t'envoie mes baisers rampants, genre GI, avec des rangers trop lourdes et de la gadoue aux mollets, je dois lutter contre des assaillants invisibles, qui me tirent sur les paupières et les neurones, les salauds, ils ont des armes chimiques, vais pas pouvoir lutter... pensées en rafale, raccourci du temps, souvenirs et ce virus qui rame, dans le sang en vrai et qui se reflètent dans les neurones en silicium qui font des hoquets de machines asthmathiques.
Saleté de rhume et bête bécane.
Le temps qui déborde et moi qui me fous dans mon petit bordel quotidien, là je commence à trouver ça envahissant, je frise la claustrophobie dans ce bureau jungle, et la chambre ressemble à une station de ski, la table basse du séjour a disparu sous la dernière averse de neige, chais pas où, alors on mange sur nos genoux.
Je lève le nez et le week end commence par la fenêtre ouverte et son entremise offerte. Les pensées qui bricolent, les pensées qui bricolent.
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Il y a des tableaux dans mon studio deux pièces accrochés au fond de mon crâne.
D'abord, j'ai regardé cette ligne se tracer, puis maintenant je vois le cercle se fermer. L’envie d’un cercle. J'attends le bon moment c’est vrai. Elle est posée depuis quelques jours, elle finit par me paraître familière. Aujourd’hui j'essaie encore de trouver le bon moment. Ma nature fait que j'apprécie les choses quand tout est réuni pour leur accorder l'importance qu'elles méritent. Et puis il y a un peu de peur aussi. Je suis un peu malade des gens.
Enfin je sais bien que ne peux pas passer à côté de cette envie. Je l’écrirai sans cesse, toujours je la murmurerai ou bien la fantasmerai. Il y aura des canapés pour l’accueillir, là au fond de mon crane. Mais aujourd’hui je ne l’ai pas encore arrosée, elle cohabite avec le bonzaï ressuscité, patiente. Alors quel degré de réalité lui attribuer. Quel degré de courage puis-je mobiliser ?
Je n’ai jamais rien maîtrisé rien sur le plan social, pas un chouia de zeste d'ombre de fils et de liens, tout pendouille dans le vide même pas sidéral, un vide que j'ai construit avec des bouts de principes qui ne tiennent pas toujours longtemps et un sacerdoce d’adulte mal assumée. Je ne maîtrise nada du quotidien et le vent s’engouffre comme l’imprévu.
Pourtant j’avais placé l’imprévu comme principe fondamental de ma vie sociale, peu d’attaches, mais je vieillis je crois et ce n’est plus tellement rafraîchissant en face des petites cases de vies autour qui attendent leurs petites croix de lien. Il y a de plus en plus de croix et comment arriverais-je à les tracer moi qui ne peut me pencher sur le clavier à cause de ces manches cousues dans le dos ? Alors je tape avec le nez… Déjà je ne me fais plus autant sourire… Il faudra bien que je me montre en vrai, il faudra bien que je sorte de mon antre.
Il faudra bien que je leurs dise de vive voix que je les aime.
Je me sens comme une araignée dans la tempête de mon cerveau, l’ironie flirte toujours avec une certaine violence pour ma défense.
D’accord, je me suis longtemps abîmée je le vois bien, moi qui vais mieux. J’ai repris la truelle pour reconstruire des tours déglinguées, celles avec du vent et j’accueillerai les gens dans ma tourelle pour leur dire que je les aime.
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(Clin d'oeil à Ron)
1. Parce que personne n’y croit pas même ses fan, mais ils gardent la foi en leur sms. M6 aime les sms.
2. Parce que le jury ne l’aime plus et que le public aime les histoires qui se terminent bien. M6 aime les fictions sentimentales et sociales.
3. Parce qu’il portait un pull à col roulé so sexy hier 28 mai et que ça fait chaud. M6 aime bien l’érotisme grand public de 20h45.
4. Parce Ken a une Barbie qui passe bien à la télé et M6 aime bien vendre toute la panoplie Barbie même en dehors de Noël.
5. Parce qu’il entre en guerre seul contre tous et que le temps des héros est de retour. M6 aime les super héros.
6. Parce qu’il est intelligent or M6 aime la caution cérébrale, pendant 7 minutes tous les mercredi soirs.
7. Parce qu’il a un beau timbre qui balaye la voix nasillarde, trop jeune et glaciale de Benjamin. M6 n’aime pas le mauvais temps qui rend maussade et critique.
8. Parce qu’il alimente le suspens et la polémique. M6 aime la polémique (enfin M6 aime surtout nous niquer, mais ça c’est un autre problème) tant que ça fait parler d'M6.
9. Parce que son duo avec Amandine nous a bien fait rire. M6 aime la comédie.
10. Parce qu’Amandine fait un peu peur aux petites filles de 12 ans quand elle fait des moulinets avec ses bras et Benjamin ne fait pas rire la mère de 40 ans. M6 préfère ce que préfère la ménagère de 12 à 50 ans
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J’avais écrit quelque part que je serai un jour à la tête d’une collection hyper bien foutue. Matos, look, prix le tout ajusté à nos petits oignons dans une péréquation où notre marge, notre éthique et notre santé rappellent le nombre d’or, en vachement plus sexy.
J’ai le doigt sur le starter là. Encore quelques mois pour voir comment tout ça va arriver dans l’ordre ou le désordre. Trois ans de tâtonnements c’est long. Surtout sur 10 ans. Pour l’individu c’est harassant, pour une entreprise c’est irrationnel. Les premières années ont été dilettantes, nous étions tous les trois des étudiants noctambules pour qui la journée commençait vraiment qu’à partir de 22 h. Pour des raisons obscures nous restions attablés jusqu’à l’aube. Il y a des tables de studios qui nous ont vu refaire le monde autour de cafés noirs pour qu’on tienne la cap. Il y a des cahiers qui se sont noircis d’histoires irracontables.
Des rêveries indissociables de nos débuts d’entrepreneurs de pacotilles. Ça, me manque. Même si quand tu es parti Raphaël nous nous sommes peu à peu endurcis avec des objectifs adultes. Nous avons réussi quelques coups d’éclats avec félicitation du comptable, c’est vrai. Oui mais le rêve ? Depuis trois ans nous cherchions juste à remplir la caisse enregistreuse et ça laisse peu de temps au rêve, alors nous avons enchaîné quelques budgets sans enthousiasmes… mais j’aime pas être dirigée par un budget décroché.
Voilà aujourd’hui j’ai le doigt sur le starter. Nous sommes tout seul devant nos choix, nous nous sommes remis à créer, nous sommes en pleine gestation. Attention hein je ne parle pas de délire utérin. Avoir un enfant c'est une folie, mais je ne partage pas cette folie terrestre avec mes envies aériennes.
J’ai un sourire aux lèvres, celui avec cette fossette à gauche qui dessine mon amusement presque perpétuel. Presque. Je recommence à m’amuser et S. va bien. Et toi ?
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Avant j’avais une vie marrante. Enfin j’avais la même vie mais j’étais plus jeune. C’est une constatation navrante mais qui dit néanmoins qu’ « être plus jeune » induit une différence. Et pas des moindres. Je crois que l’on écrit mieux quand on est plus jeune. Je crois que l’on chante mieux, que l’on dessine mieux. L’expérience prend le relais mais impose des barrières inconscientes. Alors peut-être que l’on compose mieux, que l’on peint mieux, mais la quintessence d’un geste, le trait, la voix sont une affaire d’irréductibilité de l’individu, son empreinte.
Ensuite en vieillissant on ne fait qu’habiller le trait ou la voix jusqu’à oublier – souvent- la substantifique moelle.
On apprend des trucs, on comprend des choses qui enlèvent un peu de fraîcheur au propos.
…
Tout ça pour dire que j’avais écrit une lettre d’amour à Steeve Estatof il y a 3 ans qui devait être formidable de puissance (ré-)créative.
En trois ans, j’ai perdu en créativité. Mais j’ai perdu cette lettre également, alors Steeve si tu me lis, envoies moi une copie, s’t’eup’.
(Rires)
J’aimerais bien retrouver cette fraîcheur.
En tous les cas c’est un constat. Mais c’est un constat qui n’est pas triste, puisque j’en tire les conséquences bénéfiques depuis quelques mois. Les conclusions, je les mène au cœur de ma vie professionnelle qui retrouve ainsi une saveur un peu oubliée. Quelques trois ans d’errance.
L’étape qui suit l’apprentissage, juste après l’habillage du propos, est la prise de conscience de ce qu’il faut retrouver. Récupérer ce premier jet. Je coche.
Réapprendre à dessiner pour essayer de se surprendre à nouveau. Mais le peut-on ? Sans doute que non, du moins pas en essayant de mettre les mêmes pantoufles, peut-être en retrouvant les brouillons et en exploitant les traces écartées. Je coche encore.
J’en connais un qui a l’air d’essayer… je pense à Fishturn. Attention je ne prétends pas comprendre ses intentions, mais ce qu’il trace depuis quelques jours (heures) ressemble à une réorganisation autour d’un tronc. Ce qu’il sait de lui. Une réorganisation à partir du début. Le tout à la première voix, pardon, première personne. Ça me paraît courageux et donc intéressant. Je ne prétends pas comprendre ses intentions, non, d’ailleurs je ne parle pas de ses intentions, je dis simplement que le casting qu’il plante sur ce fond noir ressemble à des solistes ayant chacun leur voix, leur voie, attendant de la tracer, en attendant de se croiser. J’attends la partition et ses méandres qui s’enroulent autour de cette colonne vertébrale en forme de je à plusieurs strates.
Tout ce qui ré-explore m’intéresse, tout ce qui semble être mouvant m’émeut, et seul ce qui s’élabore est viable.
Evidemment, mais j’aime me le rappeler.
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Quand nous tomberons comme des fruits
Des arbres trop hauts
Nous fixerons nos racines
Au sommet de nos mots
Nous serons devenus des hommes
Pour qui le sol tremble
A chaque bruit qu’on nomme
Loup fée sorcière
Et puis toutes les lumières…
Alors nous serons devenus des mômes
Pour qui les eaux tremblent
A chaque frémissement d’air
Pour tous ces bruits qu’on nomment
Alors nous deviendrons des hommes
Et ce sont nos rêves que nous réveillons
Et puis ce sont nos terres que nous foulons
Nos cathédrales de branchages
Nos candélabres de roseaux
Nous tomberons de nos arbres
Quand nous trouverons nos mots.
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Un truc terrible à avouer. Ceux qui me connaissent pour de vrai le savent déjà : oui je regarde la Nouvelle Star !
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Mon soleil virginal se fait croquer l’immaculé par un ascendant félin et joueur. Paraît-il. Je ne crois pas aux astres mais ma lune noire, ma petite Lilith, ma sœur de la nuit trouve refuge dans les bras d’un sorcier sans âge… alors, alors je suis curieuse et j’écoute l’histoire qui se joue presque sans moi pour rire pour du beurre pour la passion cruelle et le fantasme qui se nouent aux tripes. Le réel traîne à nos basques à chaque fois qu’on se retourne, alors j’attends le début. Comme un film en noir et blanc avec un piano qui fait monter l’angoisse, les notes accompagnent les ombres, elles ont déjà joué ailleurs à d'autres époques leur partition. Tranchante comme une lame.
C’est son savoir instinctif qui berce ma conscience de vierge sage, de vierge folle lorsqu’elle s’endort. Un jour Lilith a tracé une ligne à travers le miroir. L’envie sans cesse mêlée à la culpabilité. D’un côté le film, de l’autre un semblant de paix. Un jour Lilith est tombée alors qu’elle n’aurait pas dû, me chuchote un soleil austère.Elle a défini la faille dans mon parcours gémellaire dont le point d’orgue s’est planqué dans deux mots magiques et terrifiants. Et si. Et si je rentrais dans le film ?
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Tentative d'irruption. De la chair immobile à la pensée mobile installée à la frontière de nos consciences. Evaporée peut-être à peine, confondue prochainement notre. Signal après signal, silence en rondelles, l'éllipse s'affole avec inquiétude égale.
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Extirpée des songes d’outreweb, la vie colle à ma peau mais je maîtrise de moins en moins le chaos final.
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Le 5 novembre prochain la télé nous propose un cruel dilemne : Barry Lyndon ou la deuxième partie du livre V de Kaamelott.
MOOOOOOUUUUHHHHHOUUUHHHAHAHAHA ! Allez je vais faire semblant de réfléchir 30 secondes.
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Il a coupé son putain de cordon qui le retenait à sa soucoupe stérile. Il a brisé les flacons de verre dans lesquels il pissait fluo. Il a rangé sa combinaison de cosmonaute. Et je me rappelle les larmes qui s’échouaient lamentablement sur le clavier, et cette envie que le flot déverse sa rage en emportant les mots. J’aurais voulu que tout explose. L’écran hurlait et je ne pouvais rien à l’autre bout de sa vie. Je n’étais pas sa mère, ni sa femme, ni sa sœur. Je n’étais pas même l’eau qui bordait son île.
Nous étions nombreux à regarder les épisodes, des nœuds dans la gorge des coussins pour s’y blottir des banalités au bout du fil des crises de désespoir et de l’attente au creux des mails. Et puis il y eut la greffe. La sensation qu’une aventure cynique se jouait aux dés. Nous avions les yeux vides, il avançait comme un funambule sur nos souffles coupés.
Et au bout de tous ces putains de mois qu’on finît par oublier, au bout de tous ces mois qui s’enfilaient sur l’épée, une annonce est tombée : il est enfin guéri. Définitivement.
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Amusant, 30 secondes après avoir cliqué sur un lien en attente de corps, dénommé « G.H.O.S.T » (son propriétaire se reconnaîtra), deux photos hébergées ailleurs disparaissaient de mon blog.
Je vois là un signe superbe de la fragilité de nos lignes virtuelles, de leur intérêt même.
J’ai dû invoquer sans le vouloir tout à fait les fantômes acariâtres de webmasters maladroits, en manque de méga octets, pas prêteurs, ou tout ça à la fois. Et s’il ne me restait que deux ou trois minutes avant de disparaître moi-même et retourner au néant palpitant ?
J’avorterai alors de millions de lettres qui ne demandaient qu’à bêler parmi la Grande Bergerie. Alors peut-être vais-je hoqueter deux ou trois fois encore, entre deux crises de foie d’honnêteté, la bouche pleine de mots ampoulées et d’autres qui trahissent mon bas-fond (un espace très restreint qui se situe entre ici et mon cortex) de nana hyper-normale, donc larmoyante, donc destructrice, donc jouisseuse, donc malhonnête, donc idiote, donc lourde, donc affectueuse, donc bâtisseuse, donc orgueilleuse, donc égoïste, donc froide, et surtout cyclothymique... Que c’est emmerdant d’être mortel. J’avais gagné une extra-ball il y a peu, où est le barillet cosmique ?
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Je est rentrée sans désordre
Et au cœur de mon antre revenue
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Et puis sur cette photo vous pouvez voir comment j’ai abattu un arbre et comment je me fonds parfaitement dans la nature, telle une femme des bois en osmose avec les forces telluriques.
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